D'UN CAIRN A L'AUTRE....

Patagonian expedition Race PER

Notre blog a été quelque peu laissé à l’abandon, avec l’arrivé de notre deuxième petit garçon : Théotim, plus une migration dans le bassin Annecien, et à vrai dire moins de voyage au programme. Mais je ne pouvais pas manquer cette news…..

Le 17 décembre 2009, après notre première visite en Patagonie, nous y avions songé… revenir sur ces terres pour faire la Patagonia Expedition Race…. (http://duncairnalautre.uniterre.com/Chili/)

Quelques années plus tard, une opportunité s’offre à moi : une équipe de 3 gars du sud souhaitent faire cette épreuve et recherchent une féminine. Ca fait quelques années que je n’ai pas couru (Raid in France 2011 avec les louvettes), mais ça me branche bien…. Un beau challenge.  Il faut laisser les enfants plus de 2 semaines, mais le papa sera là…. Je réfléchis et puis je me lance….

On commence à prendre contact, l’équipe est validée. On passe un peu de temps au tel pour s’organiser… Mes coéquipiers, très sportifs, n’ont jamais pratiqué de raid long, voir de sport d’équipe. La distance n’aide pas (ils vivent à Nice), mais je m’organise pour descendre, aller voir les sponsors à Paris, le tout en conciliant vie pro et vie familiale. Le matériel demandé est conséquent et la logistique va prendre du temps…. 

Quelques mois avant le départ, un des coéquipiers nous informe qu’il se retire du projet pour raison de santé. Il nous faut un quatrième… On pense à Wil. Je suis sure que ça lui plaira mais les enfants... ? Peut-on les laisser seuls ? Après  deux jours à culpabiliser, et tordre le problème dans tous les sens, je propose quand même  à Wil, qui a déjà le sourire aux lèvres. Reste à savoir si Papi et Mami accepteraient de les garder, seuls, pendant cette longue période. Ce sont des grands parents en or. Sans aucune hésitation, ils ont accepté. Je sais que la complicité est très présente et que les enfants seront bien, mais l’idée de cet « abandon » ne me lâchera jamais jusqu’à notre retour.

Le raid commence avant le raid : s’entrainer sans sacrifier sa vie de famille, préparer tout le matos demandé, avoir quelques renseignements sur cette course réputée si dure, si sauvage, plus proche d’une expédition que d’un raid….  Maitriser les manip demandées et évaluées en tests (retournement kayak, manip de corde, etc). Il faut aussi que Wil et moi, nous nous organisions pour que chacun puisse s’entrainer et allouer du temps aux préparatifs, autant dire que nous passons de moins en moins de temps à 4. La PER (Patagonia Expedition Race) prend tout le temps libre et presque tout tourne autour de cela à la maison. Wil vit et dort avec la PER dans son esprit, peut-être un peu trop parfois, car les enfants ont besoin de nous, et nous demandent aussi beaucoup d’énergie.

Puis la date approche. Le ventre se noue encore plus de laisser les enfants, j’essaye de les préparer sans les rendre anxieux. Difficile à leur âge de savoir ce qu’ils pensent… puis quelques idées noires me traversent la tête qu’il faut vite chasser pour respecter ses engagements.

Ca y est  on est sur le départ : un long voyage nous attends. L’excitation est présente chez les hommes, l’instinct maternel me tiraille pour ma part…

Direction Paris pour l’avion jusqu’à Santiago et Punta Arenas. On ne passe pas inaperçu dans les aéroports avec nos 8 bagages en soutes et nos 4 vélos ! A l’arrivée, on depackte et repackte, passe les contrôles de matériel obligatoire, les tests techniques, puis il est temps de découvrir le parcours.

Un bout est dévoilé : 272km de vélo, vent de face. Outch…. ! On appréhende, et surtout pour les fesses.

Wil revient avec le parcours complet. On pensait commencer par du kayak, c’est raté…. Et nous sommes même déçus car au total il n’y a que 23km de prévu en 2 sessions. Rien compte tenu de l’investissement matos et des heures passées à s’entrainer dans cette discipline.

On se reconcentre vite sur les portes horaires et la préparation des sacs de vivres. 5 sacs seront distribués tout au long du parcours. Il faut compter les jours, prévoir les repas, mettre quelques affaires…. On investit notre hôtel. Il y en a de partout !

Puis c’est le départ. En bus. A minuit… le start sera donné à 8h au détroit de Magellan. Après une nuit dans le bus et peu de sommeil, nous partons pour 34 km à pied. Beaucoup d’équipes courent. Moi je marche. Avec nos sacs et vu ela durée de l’épreuve, on s’était dit qu’on ne courrait pas. Mais j’ai l’impression qu’il n’y a que moi qui m’en souvient. Le vent est fort. De face. Les garçons me speed un peu. Un peu trop. Sur le sable des douleurs commencent déjà à apparaitre (fait ch…). Je leur fait comprendre avec insistance que je peux aller plus vite pour leur plaisir mais je n’irais pas loin… à eux de choisir. Ils semblent avoir compris (c’est marrant lol l’effet de ne pas se sentir écouté, sentiment que j’avais déjà eu à l’entrainement. A croire qu’une voix féminine aurait moins d’impact….). Cette plage avec les plateformes pétrolières, puis les odeurs de gaz n’en finit pas. Pour le moment aucun plaisir.

Quelques heures après, on rejoint nos vélos. On fait une transition assez rapide, et on est parti pour ces fameux 272km. Le vent de face est présent. Le parcours n’a rien d’intéressant non plus : une piste droite (jusqu’à 50km de ligne droite), bordée par une clôture pour que le peu d’animaux ne se retrouve pas sur la route. Ce ne sont pas les 3 Guanacos (similitude avec les lamas) croisés qui suffisent à me divertir. Là je me demande ce que je fais ici. Ce n’est pas du raid ? Ou sont les beaux paysages ?  Physiquement c’est dur, j’ai des douleurs aux deux genoux.  On me tracte mais le rythme imposé m’oblige à prendre un braquet plus gros et la douleur ne s’amoindrit pas. Je compare cette portion de vélo à du home traineur (avec ventilo) : il faut juste pédaler, rien de technique, rien de beau, toujours le néant. Je me demande si ce n’est pas le début de la fin car je ne vois vraiment aucun intérêt. Comme presque toutes les équipes d’ailleurs. La nuit arrive, les garçons veulent aller jusqu’au CP. Moi j’aurais bien fait 1/2h de dodo…. Mais… du coup je lutte, je m’endors, fais des micro siestes, jusqu’au pc qui fut plus loin que ce qui était annoncé… on nous apprend qu’on n’a pas notre sac de vivre. Dur. Le réchaud ne fonctionne pas… on nous donne deux trois choses à manger mais ça va être difficile demain de tenir sans avoir fait le plein. Nous repartons au petit matin. Quelques temps de répit avant que le vent tombé la nuit, ne recommence à nous ralentir. Même dans les descentes il faut pédaler !!! On passe des équipes, d’autres nous doublent.  On voit l’équipe de Vaucluse (l’autre équipe française), qui a plus dormi que nous, et qui est plus fraiche (tiens donc !?!). Au bout de 25h de pédalage, on arrive au CP où débute le trek. Enfin le changement d’activité tant attendu.

 

Wil est un peu inquiet pour l’orientation. La carte a peu de détails, et ne montre aucun chemin pour ces 76km…. Le début est facile, balisé, pour les photographes, puis une rivière idyllique, et un gros talus : « droit dedans, on commence un azimut et on ira jusqu’au bout comme cela ».

Bon c’est annoncé. Wil est dans la carte, on escalade et se retrouve en forêt primaire. On baratasse, on joue le rôle de repère pour l’orienteur, la forêt se densifie. Il se passe quelques heures, puis on débouche sur cette fameuse clairière. Wil a le sourire, il est en confiance pour la suite.  Après plusieurs enchainements de forêt, on se pose pour la nuit. Un briquet emprunté nous permet de manger chaud. Au petit matin on repart. Les garçons (Fred et Olivier) mettent du (trop) temps (j’ai le temps de redormir tous les matins !!). Après la forêt nous arrivons sur une vallée à traverser.

Surprise c’est une tourbière, truffée de flaques, qui n’apparaissent pas sur la carte. La progression est très lente et fastidieuse. Peu avant la nuit, je me fais mal au genou alors que mes tendinites me tiraillaient encore et encore. Des mots pas cool de mes coéquipiers m’obligent à m’énerver un peu… On repart mais je sens la tension montée. Wil s’efface pour ne pas prendre partie. Je pense qu’ils ne savent pas que le raid est un vrai sport d’équipe… on finit à la nuit avant de poser la tente. De moins en moins d’écoute,…  j’ai de moins en moins confiance. On repart pour un troisième jour qui devrait être le dernier si on veut passer les portes horaires. Après la tourbe, la matinée se passera les pieds dans les rivières, avec une eau si froide qu’il est insupportable d’y rester. Les rivières ont gonflées avec toute la pluie de la veille et de la nuit. Pourtant il nous faut les traverser à plusieurs reprises. Ça passe limite. (J’oubliais de le préciser mais le vent est toujours là). 

La nuit arrive, il nous reste quelques kilomètres avant le CP. Wil ne sait pas s’il va pouvoir tenir l’azimut de nuit. Fred lui met la pression…. J’ai envie de lui dire de laisser l’orienteur décider. Il nous a mené ici sans erreur, il continuera s’il s’en juge capable. C’est toujours du coute que coute pour mes coéquipiers…  Wil se sent d’essayer et  au milieu de la nuit, on débouche sur un chemin qu’on suit quelques minutes et on se retrouve au CP !!! Après 18h de marche, plus rien à manger, Wil nous a mené d’une main de maitre à destination. Son visage est décomposé par la fatigue due à la concentration. L’accueil par les bénévoles avec un thé chaud fut plus qu’appréciable tout comme le dodo avant de reprendre nos montures ! Quelques reproches fusent sur mon dos, alors que nous serons la dernière équipe à prendre le départ le lendemain, la 7ème. Toutes les autres ont abandonné ou arrêté (surtout pendant le 1er vélo). Une équipe, à bout, a été hélitreuillée au milieu du trek. Dans ces endroits inaccessibles, sauvages, à plusieurs jours de marche de tout, sans chemins, l’hélitreuillage est la seule solution! Assez déroutant !

Calmement je fais comprendre à mes coéquipiers que si les reproches continuent, je pourrais aussi juste rester coucher le lendemain….

110km de vélo nous attendent pour rejoindre Puerto Natales et la région des fjords. Enfin les paysages sont beaux, et le parcours vélo un peu plus ressemblant à du vtt, et le tout sous un beau soleil. Olivier tape dans le dur. On arrive à la session kayak, mais le mauvais temps menace, et l’organisation ne nous laisse pas prendre la mer (enfin plutôt l'armée qui gére la navigation, seule épreuve soumise à autorisation). Ils nous font faire les 6kms prévus en bateau. On nous annonce grand vent la nuit. On met la tente à l’abri et on décide de se reposer et de commencer le trek le lendemain matin.

Au réveil : 1000m de dénivelé, droit dans la forêt, en écartant les branches et en essayant d’éviter les falaises! Arrivés en haut, on se prend une tempête de neige. Mes pieds mouillés gèlent rapidement. La température est basse. Je sais qu’il ne faut pas rester immobile longtemps, pourtant il n’y a aucune visibilité et Wil craint de faire des erreurs. On décide de poser la tente pour se maintenir au chaud. Les bourrasques sont très fortes. Après 3 heures d’attentes, une éclaircie. On plie tout rapidement pour attaquer le pierrier. On s’encorde, ce qui fut une bonne idée vue les conditions vers le col. Le vent est si puissant qu’il nous balaye littéralement. Impossible d’évoluer ni même de rester debout. Un échange de regard avec Wil, on est d’accord. C’est trop dangereux de passer le col et s’engager sur la crête prévue après. Sur le coup, tout le monde n’est pas de cet avis… puis la raison l’emporte, on remet les tentes. Après 24h d’attente, aucune accalmie.  Nous avons puisé dans les rations. Attendre encore ne sert à rien : nous n’aurons plus assez de vivre pour finir le trek, et ces 24h d’attente ne nous permettent plus de passer la prochaine porte horaire. La nature a été la plus forte. Elle nous a stoppé dans notre progression, et ne nous a pas laissé passer. C’est la fin de notre aventure après 7j de course. Wil demande un bateau par le tel satellite pour venir nous chercher. Nous l’attendrons encore 24h supplémentaires.

A notre retour, les autres équipes et l’orga nous ont confortés dans notre choix. Le passage était délicat, et par mauvais temps, il aurait été imprudent. L’organisation nous a même dit que nous avions bien respecté la première consigne « rester en vie ». En effet dans une course comme la PER, l’organisation n’arrêtera pas la course. Elle juge que les équipes sont confirmées et sont à même de prendre la bonne décision dans les moments critiques. J’aime cet état d’esprit, même si la soif de finir peut faire perdre la tête à certaine personne. La force d’une équipe est la lucidité, et la prise de décision au bon moment…

Nous attendons ensuite à l’arrivée les équipes qui ont bouclé le parcours. Il n’y en a que 4, les autres ont abandonnées pour cause de blessure. Cette arrivée intimiste n’est pas à la hauteur de la course, mais c’est également ça le PER : on la finit que pour la gloire, pas de price money, pas d’ovation à l’arrivée, juste l’envie d’être finisher sur une course réputée dure et sauvage.

Ce ne sera pas pour nous le plaisir de franchir la ligne d’arrivée, mais Wil et moi sommes heureux d’avoir partagé cette épreuve ensemble, d’être revenus dans ce coin du monde si sauvage (même si nous n’avons toujours pas pagayé dans les fjords !)…  une belle épreuve, même si pour ma part l’aventure humaine n’a pas vraiment été à son comble avec les 2 autres coéquipiers, gâchée par des reproches post course sur la féminine de l’équipe.

 

le film de l''orga: https://www.youtube.com/watch?v=6jKanxNNqbg 



Publié à 15:15, le 14 mars 2016, dans Chili,
Mots clefs : patagonie; chiliraid naturepatagonia 4 barthper; patagonia expedition raceraid aventure

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D'un cairn a l'autre....


"Un Cairn est une petite pyramide de pierres utilisées pour matérialiser un chemin ou un sommet."

D'un Cairn à l'autre, vous pourrez nous suivre dans notre périple, autour du monde...

(Sur l'Album photo, voir "Les Cairns des amis")



Publié à 17:31, le 3 janvier 2014, dans inclassable en vrac, Grenoble
Mots clefs : Cairn

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Autre moyen de voyager avec bébé : On expérimente, le voyage en camion

 Adrien va sur ses 14 mois. Il est temps de découvrir le voyage en camion que papa a fièrement fini d’aménager. Tout confort : lit géant pour dormir tous les 3, électricité, eau courante, plein de rangements accessibles pour fouiller partout, et des miroirs pour faire le fou.

C’est la Croatie que nous avons choisi pour la destination de nos vacances d’été. Vu la distance, nous décidons de prendre notre temps pour rejoindre notre destination.

Installé ou volant, ou carte à la main, Adrien participe pleinement à la vie dans le camion. C’est vraiment sympa de l’avoir à côté de nous quand on roule.

Nous traverserons l’Allemagne (avec un stop au lac de constance), l’Autriche (avec la visite d’Innsbruck et une route touristique à 33€, l’aller !!!), un bout de Slovénie pour arriver enfin en Croatie.

Les premières nuits nous mettent tout de suite dans l’ambiance : Hors de question pour Adrien de s’endormir tout seul dans ce grand lit, et avec la lumière du jour. Il faut donc qu’au moins un de nous 2 se couche en même temps que lui, et portes fermées (il fait chaud d’un coup !). Mais cela ne suffit pas…. Il faut au moins le quart d’heure (que dis-je, la demi-heure) de folie nocturne, ou je grimpe sur mes parents, m’amuse à sortir les ustensiles de la trousse de toilette, me sert de la brosse à dent (j’ai bien vu comment ils faisaient mes parents), fait des grimace dans les miroirs etc …., enfin, le rituel du soir !

Enfin endormi…. Ce sera lui le premier réveillé (avec le jour de la lucarne), qui nous tirera du sommeil avec son « héhé », assis en train de nous scruter pour déceler le moindre de nos mouvements qui est assimilé à un top départ pour faire le fou ! J’ai oublié de vous dire qu’il est généralement entre 5h30 et 6h30…. Mais on arrive à gagner un peu de rabe sommeil en le prenant entre nous.

Notre voyage en Croatie commence en Istrie, on nous rejoignons des connaissances à Wil qui ont un appartement. Premier jour, balade en bateau où l’on s’improvise Robinson (papa a préparé les affaires, mais sans petite cuillère, il faut trouver comment manger son repas ! heureusement que Irma est une pêcheuse avertie, et nous cède une coquille de moule !). Le retour fut mouvementé mais rien n’inquiète Adrien, blottit dans les bras de maman.
Nous sommes restés quelques jours en Istrie pour visiter les alentours de Rabac, puis nous avons pris la direction du parc des lacs de Plitvice, pour espérer trouver un peu de fraicheur en altitude…. Nous sommes en pleine canicule et sur ce caillou, difficile de trouver de l’ombre et un peu de fraicheur. Aussi bien Adrien que nous, souffrons de cette chaleur, tant le jour que la nuit. A vrai dire, on ne sait pas trop quoi faire, car nous n’avons pas trouvé d’endroit où se poser.

On espérait rester un peu dans le parc, mais les visites sont cadrées : une entrée journalière payante (et pas donnée) avec un cheminement en pilotis ne nous permet pas de fantaisie. Le paysage est magnifique, mais notre idée de rester plusieurs jours tombe à l’eau.

Nous continuons donc notre périple sur la côte. La mer Adriatique (tient donc, le prénom de notre p’tit chou était prédestiné ???) est magnifique, l’accueil et les restaurants sympas (Adrien refuse ses repas, et s’initie a toutes spécialités gustatives que ses parents ont commandés, ou qu’il est allé mendier en faisant le tour des tables du restau….) mais nous ne trouvons pas notre compte : pas possible de randonner ni à pied, ni à vélo tant il fait chaud. Les baignades sont courtes en plein cagnard… nous décidons donc d’aller jusqu'à Dubrovnik puis rentrer en France pour finir nos vacances en profitant un peu plus.

C’est au lac du Monteynard que nous avons profité d’activités et de fraicheur (vent, ombre…).

Même si nous avons écourté nos vacances en Croatie, le voyage en camion avec bébé nous a enchantés. Adrien a évolué à vitesse grand V, marché tant qu’il a pu, mangé comme un grand, et a profité de ses parents à fond ! C’est toujours avec plaisir qu’il sautait et se déplaçait sur ce grand lit. Les siestes n’ont pas été simples : il dormait généralement en roulant ou dans le porteur car impossible de lui « imposer » une sieste allongée… mais bon comme on dit, c’est les vacances !!!!

A 14 mois, déjà 10 pays à son actif (bon ok on triche en comptant les pays seulement traversés). Ce n’est pas pour faire un concours mais juste pour monter que c’est possible de voyager avec bébé et tout le monde en profite à fond et d’apprécie ces moments forts partagés.

 

 



Publié à 10:46, le 12 octobre 2013, dans europe, Croatie
Mots clefs : Voyage bébécroatieenfantcamion

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Second niveau de baroudeur validé, et ça n’a pas l’air de lui déplaire !

On peut dire qu’avec un enfant, le blog n’est pas très à jour…. Surtout quand on profite du moindre moment pour vadrouiller à droite, à gauche.

L’essai de la Thaïlande a été confirmé par des petits périples en Europe. L’avion n’a plus de secret pour Adrien.

andalousieDirection l’Andalousie pour pâques avec enchainement de train, avion, voiture…. Le temps n’était pas vraiment au rendez-vous, mais Adrien a pu profiter du dépaysement, et notamment de la langue étrangère (on remarque qu’il reconnait clairement la mélodie de la langue française).

Pluie et froid en Avril, en Espagne…, on se dit qu’on sera peut-être plus chanceux en Norvège pour le long pont du 8 mai….

nuit agitée

Re enchainement de train, RER, nuit dans un F1 dans un grand lit…. Tout ça sans fermer l’œil, avec une arrivée à l’hôtel à presque minuit, Adrien est tellement excité qu’il fait le fou et nous montre bien qu’il ne veut pas dormir. On se dit : « aille ça va être dur le réveil à 5h…. Pfff, premier bruit dans la chambre et Adrien est déjà tout sourire, paré pour prendre l’avion. Là non plus il ne fermera pas l’œil avant le décollage.

chalet froid

Ces quelques jours en compagnie de nos amis rencontrés lors de notre Tour du monde furent bien sympathiques mais pas si chauds ! Au programme, visite d’Oslo et du musée du ski (situé dans le tremplin du saut à ski des J.O) pour commencer à se cultiver sur de bonnes bases ! Puis direction la petite cabane dans la forêt Norvégienne, pour des ballades dans la neige et des bons moments au coin du feu. 

Adrien est un peu déphasé : tempête de neige à 10h le soir alors que le soleil n’est pas couché !!

 Le retour s’est bien passé, et il a vite repris le rythme de la maison et de la nounou.



Publié à 16:44, le 11 octobre 2013, dans europe,
Mots clefs : norvégeespagnevoyage bébéavion

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Voyager avec bébé : destination Thaïlande

Après une folle succession de voyages, nous nous imaginions difficilement tout arrêter parce que notre couple s’agrandissait d’un enfant en bas âge. C’est tout naturellement que nous avons voulu faire partager notre soif de découvrir le monde à notre p’tit chou.

On peut se demander l’intérêt de voyager ou de faire voyager des enfants surtout tout petit. S’agit-il d’un sentiment égoïste pour ne pas se priver de nos envies de découvertes ? Faut-il alors se séparer et voyager seuls ? Et est-ce que bébé ne profite pas du voyage tout autant que nous ??? Sur cette question,  je pense que les avis sont divers et très partagés.
Pour ma part, avoir été baignée dans le pacifique dès ma plus tendre enfance me laisse penser que mon amour de l’eau n’est pas une coïncidence… Le goût, le caractère, la curiosité se développent dès le plus jeune âge. Et comme dit la pédiatre, les bébés s’adaptent à tout, et c’est super de faire voyager bébé (alors si la pédiatre est ok… en route !!!!)

Nous ne nous sommes donc pas posé la question bien longtemps. Pour nous voyager en famille avec bébé était tout naturel. Bien sûr, il faut adapter la façon de voyager et tout commence par le choix de la destination.

Nous avons eu la chance de connaitre des pays très différents, et nous pensons que certains pays sont clairement à éviter, ou en tout cas ne sont pas facilitant pour le voyage avec des tous petits. Il ne faut pas que les contraintes logistiques soient trop lourdes, pour pouvoir tout de même profiter du périple.

Ayant une certaine connaissance de la Thaïlande, ce pays nous paraissait un des plus adaptés pour faire voyager un bébé. Très accueillant et développé autour du tourisme, la Thaïlande est un pays facile : transport, logement.... C’est également un pays très sûr, et au niveau hygiène nous ne nous sommes pas posé de question (pays relativement propre, centres hospitaliers développés, surtout à Bangkok).

Comme nous ne connaissions pas le Sud, et que nous avions envie de passer un peu de temps dans l’eau, nous nous sommes orientés vers Krabi et ses environs. En plus de bébé, nous avons emmené Papi et Mamie. Donc le voyage sera un peu plus confort que ce que nous avions l’habitude de faire !

 Une fois la destination choisie, il faut penser aux préparatifs. Déjà il faut un passeport pour bébé. Direction le photographe, sans sourire bien sûr (j’vous raconte pas la bouille !!). Le passeport pour les enfants est moins cher et dispose d’une durée de validité réduite (5ans). Cependant je doute qu’on puisse reconnaitre Adrien dans quelques années (voir quelques mois) sur la photo de son passeport.

Habitué au portage en écharpe depuis sa naissance, bébé se baladera tout contre nous, ce qui permet pour lui d’être rassuré, de pouvoir dormir quand il veut, et de ne pas être constamment à hauteur de jambe (et parfois de pots d’échappement). C’est également une question pratique, pour pouvoir marcher partout, sur terrains accidentés, sur la plage, dans les transports… bref, vous l’aurez compris, on est adepte !!!  De plus l’écharpe est facile à ranger, ne prend pas de place, et permet d’être utilisée pour d’autres usages (tapis de jeu, protection contre le sable, couverture…).

Nous avions quand même prévu de prendre une poussette pour la ville et surtout pour le soir, afin qu’il puisse s’endormir tranquillement. Nous avons trouvé une poussette canne, minimaliste, légère et surtout qui puisse s’incliner (bébé n’ayant que 6 mois, il ne tient pas encore bien assis dans cette poussette de grand  et préfère dormir couché).

 

Ne partant que pour 15 jours, nous avons fait le choix d’être autonome pour l’alimentation d’Adrien. Non pas que nous n’aurions pas pu cuisiner sur place, mais plutôt pour une question de facilité et de gain de temps. Donc ce fut petits pots et lait infantile dans les bagages, répartis entre tous les membres de ce voyage. Idem pour les couches. Nous avions prévu un bon stock même s’il a fallu réapprovisionner sur place. Dans les supermarchés locaux, on trouve du lait, de l’alimentation et descouches. Il faut juste trouver le supermarché et y aller. Adrien a testé  le lait infantile thaï, de la même marque que celui utilisé en France et cela ne lui a posé aucun problème.

La pharmacie prescrite par la pédiatre a complété la panoplie obligatoire du petit voyageur. Nous avons seulement utilisé quelques solutions anti-déshydratation en prévention (habituellement prescrit lors des diarrhées), à causes des fortes chaleurs.

 

Nous avons également emmené une combinaison anti-uv en licra, pour pouvoir se baigner sans craindre les effets du soleil (en supplément  de la panoplie « basique » : chapeau, crème…).

 Les préparatifs étant finis, passons aux choses sérieuses, le voyage :

Ne pensez pas que votre bout de chou ne payera pas l’avion n’occupant aucune place si ce n’est celle de vos genoux. Il faudra s’acquitter de 20% du billet tout de même.

L’enregistrement en début d’ouverture des comptoirs est préférable pour obtenir les places qui permettent de mettre en place un lit bébé (limite en taille pour un bébé de 6 mois).

Nous avons voyagé de jour, quittant Genève avec des températures bien négatives et atterrissant à Bangkok avec un petit 40° !!! Le voyage s’est très bien passé.  Adrien n’a pas semblé perturbé dans l’avion. Il nous a fallu à tous quelques heures d’acclimatation et de récupération suite au décalage horaire et à une longue journée de transport.
Dès notre arrivée à l’hôtel, nous avons demandé une bassine pour rafraichir Adrien. Ce fut la seule fois : La bassine a vite disparu et Adrien a fait la connaissance avec la douche, qui a l’air de bien lui plaire ! Il faut s’adapter en voyage ! Puis il est l’heure de casser la croûte pendant qu’Adrien fait la sieste. Et déjà les grands-parents doivent s’habituer aux plaisirs de manger dans la rue !

La dimension, le bruit et l’animation de Bangkok semble les interloquer. A vrai dire, connaissant cette ville, nous y prêtons  moins d’attention. Wil semble être chez lui, à peine besoin de jeter un œil sur la carte, il nous emmène de ruelle en ruelle, nous plongeant dans les endroits les plus authentiques et typiques de Bangkok, jusqu’au Grand Palais.

Le soir venu, difficile d’endormir Adrien à l’heure Thaï. Un peu rude pour les parents…. Sans clim, nous n’avons pas pu tester la tente d’Adrien, car elle coupait l’effet du ventilo et il faisait vraiment trop chaud pour ce petit bonhomme. Mais cette tente a bien été pratique pour la suite du voyage, notamment avec la moustiquaire. Pour cette nuit, il a donc partagé notre lit !

 

La deuxième nuit s’est passée dans le train couchette. Un peu mouvementée, il a fallu rassurer bébé qui ne voulait dormir que collé à ses parents (je soupçonne qu’il en ait un peu profité quand même !).

Après bateau, taxi… nous voilà sur l’ile de Ko Tao, réputée pour ses plages et la plongée. Nous avions décidé de résider de l’autre côté de l’ile par rapport à la ville et à l’embarcadère.  Retirés de toutes animations, à deux pas de la mer, avec piscine, nous avons profité du cadre d’un établissement de luxe, avec des petits bungalow à prix modéré (non proposé par Internet !). Adrien découvre les vagues, l’eau à 30°, ce qui est loin de lui déplaire. Au retour, il va être comme un poisson dans l’eau aux bébés nageurs !!!

Il a également le droit à des massages thaï sur les joues, tellement les locaux adorent les enfants et ne peuvent s’empêcher de venir le voir et de le toucher.


Papi-Mamie sont de garde, ce qui nous permet de faire une demie- journée de plongée à 2. Bien sympa, même si les fonds ne sont pas à la hauteur de ceux d’Indonésie ou de Malaisie…
Adrien se recale vite sur le rythme local. Parfait ! Les vacances commencent plutôt bien.

Excursion en ville : Les femmes profitent des massages pendant que les hommes vont voir un match de boxe thaï, notamment avec des enfants, ce qui ne les laisse pas indifférent...

Après de longs transports où il faut s’organiser : l’un gère bébé, les autres s’occupent des bagages, nous voilà à Krabi, notre point de départ pour rayonner aux alentours : Bateaux, ballades, baignades… Pleins de petits coins paradisiaques et merveilleux à découvrir. Krabi n’est peut-être pas l’endroit le plus sympa de la région, mais c’est l’endroit le plus central.

Nous avons eu la chance de tomber sur un hôtel très sympa, avec un propriétaire accueillant qui a cuisiné pour ses hôtes un repas typique. Nous fêtons ainsi  Noël à l’improviste. Lui aussi il a craqué pour les grands yeux et le sourire d’Adrien !! (« Tato !! »)

Adrien a l’air de se plaire. Curieux, il profite de tout et essaye de veiller pour ne pas en perdre une miette. On n’arrive même pas à l’endormir le soir, quand on mange sur le marché. A chaque fois qu’on lui lance un regard, un sourire coquin illumine son visage... Monsieur veut participer. Il commence à attraper ce qu’il voit et se tient debout. Je ne sais pas si c’est l’air de la Thaïlande mais ce p’ti chou progresse à vitesse grand V.  Lors de ces soirées, nous nous imposons tout de même de rentrer tôt à l’hôtel afin qu’il puisse avoir de bonnes nuits reposantes.

Notre coup de cœur est à une demie heure de Krabi en longue boat, c’est Railey : un petit paradis pour la grimpe et la baignade. Ce lieu suscite l’envie de revenir pour grimpouiller en famille et faire du kayak en itinérance d’ile en ile.

Une excursion sur James bond Island, avec la vue de toutes ces « patates karstiques » qui sortent de l’eau, était incontournable : c’est le fond de toutes les cartes postales qui présentent le sud de la Thaïlande. On a failli se laisser tenter par une ballade en kayak, mais quand on s’est aperçu que c’est un guide qui pagayait parmi des centaines de bateau, ça nous a vite fait déchanter !!!

 C’est dans des situations comme celle-là que nous rejetons le touriste « basique », de masse.

Puis nous avons mis le cap sur Phi-Phi Island, réputée elle aussi pour la plongée. Malheureusement cette petite ile est également connue pour la fiesta et la concentration de tourisme devient vite insoutenable. L’ile ne peut pas absorber une telle fréquentation ce qui prédit une catastrophe écologique. L’ile est saturée, et l’hygiène s’en fait ressentir (problématique d’eaux usées, d’odeurs et d’évacuation des déchets).

Le niveau sonore nocturne laisse imaginer que la faune a dû déserter cette ile (autant dire que la nuit fut courte, même éloignée du centre des animations….). Le lendemain, plongée : au programme tortue et requin léopard, mais Wil et moi sommes d’accord, il manque un peu de couleur la dessous ! Nous sommes tous pressés de quitter cette ile ou l’ambiance débauche ne nous convient pas.

Nous finissions tranquillement notre séjour à Krabi, puis il est temps de rentrer sur Bangkok, et de passer le réveillon du nouvel an dans la capitale.

Avec plaisir, nous avons pu trouver un bel hôtel plein de charme, non loin des animations de Khao San Road, mais très calme. Ce qui est rare en plein centre de Bangkok. Nous commençons cette nouvelle année dans des terres lointaines, en famille, ce qui nous ravi !

Le dernier jour, Krisna, rencontré lors de notre dernier voyage en Thaïlande, nous invite chez elle et nous prépare une après midi dégustation de cuisine thaïlandaise. Un vrai régal !

Et puis il est temps de repartir. Cette fois, nous voyageons de nuit, Adrien en a bien profité pour dormir. Le retour au froid fut un peu dur et c’est un bon rhume qui nous attend à l’arrivée.
Adrien s’est remis en quelques jours du décalage horaire (ne comprenant pas pourquoi maman ne le sortait pas du lit à 4h’ du mat quand il gazouillait !)

Le premier test de baroudeur pour Adrien a été validé avec mention Très bien ! Hum, un avenir prometteur pour découvrir le monde en famille !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 14:09, le 25 mars 2013, dans Laos Thailande, Thaïlande
Mots clefs : plongéeThaïlandebébéenfantvoyage

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¤ Le Nord de la Thailande en velo, pour un voyage de noce entre plaisirs et souffrances (été 2011)

L’expérience du Laos en vélo nous avait conquis. Du coup nous avons décidé de renouveler l’expérience sur les routes Thaïlandaises.

Même attirail, même tenue, Même saison, nous savions que la saison des pluies allait nous apporter de belles couleurs, mais aussi d’autres surprises…Je ne vous révèlerai qu’un seul détail, Wil voulait découvrir les montagnes du Nord… Mi Juillet, Nous voilà à Bangkok où nous reprenons nos marques. Nous retrouvons Jason, pour lui acheter nos deux montures. Même deal qu’il y a deux ans. Pourquoi s’encombrer de nos vélos depuis la France alors qu’il y a tout dans sa boutique jusqu’aux sacoches étanches. (D’ailleurs cette formule vente/rachat semble bien plaire aux européens.) Depuis notre dernière visite, Jason a  développé un site pour les voyageurs à vélo, avec pas mal de conseils  et d’information sur le pays: http://www.2tyred.com/ .

A nouveau équipés et bien chargés, nous prenons la direction de la gare pour rejoindre notre train couchette climatisé. Oui, nous ne nous refusons plus rien depuis que nous n’avons plus à gérer un budget serré…


J1 : Lamphum – Khungklang, 1ère étape de 70Kms avec 1300m de dénivelé positif.


Nous voulions des montagnes, nous sommes servis. Le ton est donné. Nous nous engageons dans ce parc national de Doi Inthanon en tirant la langue sur un itinéraire exigeant, quasi interminable, avec des pentes qui donnent la chair de poule. La pluie qui tombe nous rafraichit. Les jambes lourdes se font déjà sentir, les genoux se veulent douloureux pour une reprise sévère. C’est un peu une façon de tester notre moral… Nous passerons la nuit dans les seuls hébergements du parc, petites maisonnettes pleines d’humidité dans ses senteurs. La douche froide se fait vite oubliée lorsque le sommeil nous gagne, nos corps posés sur des lattes bien fermes. 

 J2 : Khungklang – Bokaeo, 70Kms, 8h de pédalage

D’entrée, le départ est rude. Pas moyen de s’échauffer. Direct, nous sommes dans la pente. Après un col à 1700m avec nos vélos dont le chargement est impossible à oublier, Wil a voulu se concentrer sur les itinéraires secondaires. Hors, en saison des pluies, ce n’est pas des plus stratégiques. Non goudronné, le terrain est boueux, à peine roulable et d’innombrables ornières sillonnent la piste. Les flaques sont piégeuses. Tu t’imagines pouvoir passer avec prudence, tu observes la hauteur d’eau qui submerge progressivement ta roue. Tu te dis que cela va passer avec maitrise, un trou caché et c’est la chute. Ici La boue est très abrasive et tu te retrouves sans freins en quelques descentes. Notre carte se révèle approximative, et la communication, difficile, vu notre niveau en Thaï… Bref, nous arrivons, par hasard, sur une guest house à 18h. Tant attendue, voire inattendue, nous nous étions déjà préparés à passer une nuit sous la tente… Une journée difficile, une bovinante qui laisse songeur sur notre planification. Chargement, boue et dénivelé ne font pas toujours bon ménage….  

 

J3: BoKaeo – Wat Chan, 42Kms, 5h

J’annonce : 80% du parcours = montée. Le temps est lourd et chaud malgré la pluie. Nous sommes encore sur un terrain accidenté. Mes freins ont attaqué la jante, après seulement 3 jours de vélo ! Au 42ème Kms, on décide d’arrêter un pick up qui accepte de nous emmener jusqu’à Wat Chan. Il faut parfois s’avoir ravaler son orgueil de VTTiste « chevronné » et savoir alléger son itinéraire.

Nous nous économisons alors de 30Kms qui auraient été bien longs à vélo. Cette sympathie et cette spontanéité des Thaïs est vraiment exceptionnelle. C’est l’un des charmes de ce pays. Arrivés dans le centre du village, nous nous mettons en quête d’un refuge. Les premières pancartes nous indiquent un lieu à plus de 15 kms. Pas question de partir bille en tête. Tâchons de faire le tour de Wat Chan et d’interroger le premier passant. Qui aurait dit que nous allions dormir à l’hôpital ? Le seul gite se situait dans l’enceinte de l’hôpital.  Nous étions sans mot face à cette Originalité. Mais avant de se délasser, il faut encore songer à nettoyer nos vélos. (Encore un bon nettoyage de vélo avant une nuit bien méritée !!).

 

 J4 : Wat Chang – Paï avec un léger détour… 84Kms, 2000m déniv. Positif et 1700m déniv négatif

Nous nous étonnions de ne pas voir de tourisme à Wat Chan… comme si nous étions au bout d’une route qui ne mène nulle part. Nous nous levons ce matin, l’esprit léger avec la certitude d’atteindre notre prochaine étape sans aucune difficulté. Nous avions décidé de rejoindre Mae Hong Song. Sur la carte, une route, belle, droite, asphaltée… mais 1er but après 14Kms. La route devient de plus en plus étroite, et nous avons le sentiment que nous ne sommes pas sur le bon itinéraire. Pourtant les villageois nous invitent à poursuivre plus avant car il s’agit bien de la direction de Mae Hong Song. Bizarre, nous envisageons mal la possibilité qu’un véhicule puisse s’engager sur cet itinéraire où 2 véhicules ne pourraient même pas se croiser.  La boue rend impossible la progression. Deux femmes au détour d’un virage nous regardent surprises, interloquées. Nous rebroussons chemin, plein de frustration du à ce renoncement.  De retour à Wat Chang, nous apprenons que la route n’existe pas,  qu’elle n’est encore qu’à  l’étape de projet.
Il est midi. Après un repas où nous nous remettons de cet échec…  nous mettons le cap sur Paï, à 56Kms, en s’assurant que la route est bien goudronnée !
De véritables montagnes Russes nous attendent. Les Thaïlandais ne s’embêtent pas avec des virages en épingles. Ils tirent tout droit, de quoi faire des économies de revêtement ! Résultat : Des enchainements de murs sous une chaleur écrasante. Nous avons quitté la boue mais le bitume ne nous épargne pas moins…  Pas le temps de relâcher notre attention. A peine entamons nous de grosses descentes qu’il devient urgent d’opérer une inversion des patins de freins pour ne pas risquer de sorties de route. Chaque virage cache une nouvelle montée et pas une once d’ombre pour nous protéger du soleil. Ce sont les jambes flagadas que nous arrivons à Paï, ville plus touristique, où nous devrions trouver des pièces de rechange.

Installés dans une chambre simple, nous faisons le constat que nous n’avions encore jamais vu des pentes avec de tel pourcentage !

 

 J5 : Paï

Le « repos » s’impose. 25Kms de ballade aux alentours, sans sacoches, le long des Resorts et des Elephant camps. Par hasard, nous passons devant un passionné de moto cross. Les souvenirs de Bolivie reviennent à nous…  Nous arrivons à point nommé. Quelle coïncidence !! Il organise un trip de 2 jours, qui part le lendemain. Nos cuisses ont bien méritées un peu de repos ?? et notre esprit une bonne dose d’adrénaline.

 

 J6-7: Paï-Mae Hong Son - Pai, Trip off road Dirt Bike

Nous voilà partis: 4 motards et un 4x4 sur les pistes Thaïlandaises. Très vite, les montées deviennent infernales. Très techniques en moto, elles ne sont pas moins physiques qu’à vélo. Le 4x4 ne passe pas. La pluie s’y mêle. Après 2 h de bataille, nous  sommes obligés d’aller chercher de l’aide et une paire de chaines (et oui, nous avons chainé en Thaïlande !) dans un village voisin, lieu de vie d’une communauté montagnarde.La nuit arrive, nous devrons donc rester là ce soir, accueillis par les villageois. Une natte sur un plancher dans la cuisine nous servira de lit. Ces villageois vivent dans un environnement simple. L’expérience fut exceptionnelle.
Le lendemain, cap sur Mae Hong Son pour petit déjeuner après 2h de moto.
Emmené par notre guide, ex-soldat de l’artillerie, nous nous dirigeons vers la frontière Birmane. Il connait ce territoire et ces moindres recoins. Il nous fait découvrir des paysages tout aussi somptueux que techniques. Nos yeux brillent d’émerveillement, séduits par cette immensité

450Kms en 2 jours. Bilan de la 2ème journée : 9h à actionner la manette des gaz, nos muscles sont tendus et douloureux. Les chutes laissent également des traces. Wil s’enflamme en enchaînant les courbes. La végétation empiète sur le bitume. C’est tout de suite plus facile pour coucher la moto et se faire un genou. Nous resterons donc un jour de plus sur Paï pour récupérer.

J8: Paï

Repos, massage, et tout de même 25kms de vélos qui furent radicaux : coup de chaleur. Nos corps accusent le climat. Le soleil brule. La saison « des pluies » est vraiment éprouvante.

 

 J9 : Paï – Mae Taeng  100Kms, 1500m de déniv. positif

Le soleil nous a épargné ce matin. Quelle chance. La journée se finit. Une nouvelle fois, nous sommes  épuisés. Cette sensation s’estompe devant la nécessité de trouver un hébergement. In extrémiste, avant la tombée de la nuit, une commerçante nous indique un paradis tapis d’orchidées tenu par un couple Américano-Thaï. Nous savourons ce soulagement.

 

 J10: Mae Taeng – Chiang Dao 45Kms

Etape d’une demi-journée, qui nous permet de visiter les alentours de Chiang Dao, sur un rythme plus tranquille. Impossible de résister à l’énorme BBQ qu’organise une Guest House, réputée pour sa cuisine. Ce sont nos estomacs qui parlent, réclamant ce qu’il y a de meilleur pour pouvoir repartir le lendemain. 

 

J11: Chiang Dao – Arunothaï 47Kms

Une nouvelle étape de montagne se dessine à l’horizon. De multiples hésitations nous assaillent. Faisons-nous le bon choix. S’agit-il encore d’une bovinante qui pourrait bien nous supprimer le plaisir de rouler. Quant aux hébergements, notre Lonely planet reste sans réponse. C’est la confirmation d’un hébergement possible à  Arunothaï, qui nous pousse à prendre la route faisant frontière avec la Birmanie.  Cette étape fut plus facile que nous l’avions imaginée. Toutefois la chaleur devient de plus en plus insupportable. A midi, nous retrouvons une chambre spartiate. Nous ne pouvons pas être difficiles, c’est le seul hébergement de la ville. Toujours cette chaleur est écrasante. Il est quasi impossible de se balader en ville.Alors nous prenons le chemin de notre chambre, des rafraîchissements en main. Repos sous ventilo sera le programme avant l’étape du lendemain.  

 

J12: Arunothaï – Fang, 95Kms, 2500m deniv. Positif

Nous savions que l’étape allait être montagneuse. Pour éviter la chaleur, nous partons très tôt. La fraicheur due à l’altitude et le ciel couvert nous sont favorables. C’est un bon signe… et nous sommes vigilants à ces présages.  Nous ne souffrons donc pas de la chaleur mais nos cuisses chauffent dans ces murs qui se succèdent. La route est très peu fréquentée. Même les voitures ont du mal dans les côtes. Nous sommes obligés d’inventer des virages pour éviter de poser pied à terre… A midi, nous arrivons à notre destination initiale. Après un bon repas, nous décidons de repartir pour rejoindre Fang. La route se devrait d’être descendante. Nous prenons l’option de la piste. Oui nous sommes joueurs.  Après 10 km, l’armée barre le passage. Je ne vous raconte pas la lueur de nos yeux ni l’état de notre motivation. Impossible de rejoindre notre destination par ce raccourci si évident sur la carte.   Nous apprendrons par la suite que c’est le trafic d’opium qui opère dans la région. Inutile de faire les malins.Ce détour de 20 km nous offre encore quelques centaines de m de dénivelé positif… histoire de s’en mettre encore un peu dans les jambes. Nous aurons tout de même pu traverser un village traditionnel avec des femmes habillées de costumes colorés. Nous regagnons Fang en passant par une route de col mémorable. Cette dernière étape fut soutenue certes. Elle marque la fin de notre périple en vélo, qui se résume à 580 km, pour 10 000m de deniv. +. Nous pouvons pousser un soupir de soulagement. 

 

J13 et après :

Nous lâchons les vélos pour une moto afin de visiter les environs. Les montagnes Russes sont plus abordables avec un moteur. Nous rejoignons ensuite Chang Maï en bus. Nous profitons de ces derniers jours pour nous délasser (massage….) et faire du shopping !!!   

 

Quelques informations utiles :

Altitude des villes du Nord et itinéraire conseillé :

Pai : 500m

Mae Hong Son : 200m

Mae Taeng : 400 m

Wat Chan : 1000 m

Chiang Dao : 400 m

Arunotai : 830 m

Fang : 600m

Soppong – Pai : passage col à 1400 m / Grosse et longue montée dans chaque sens

Pai – Mae Taeng : passage col à 1400 m / Privilégier ce sens de parcours

Wat Chan – Pai : Nombreux coups de cul / Privilégier ce sens de parcours – Impératif

Chiang Dao – Arunotai : Montées douces et progressives – pas de difficultés

Arunotai – Fang : Passage à 1780 m – la route la plus dure de notre périple / Privilégier ce sens de parcours – Impératif

Route 1265 : cette route s’arrête à Wat Chan. Si votre carte indique que la route continue jusque vers Mae Hong Son, renseignez-vous après des villageois de Wat Chan si la route a été construite. 



Publié à 09:04, le 15 août 2011, dans Laos Thailande, Thaïlande
Mots clefs : moto crossThailandevélo

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