D'un cairn a l'autre....

"Un Cairn est une petite pyramide de pierres utilisées pour matérialiser un chemin ou un sommet."
D'un Cairn à l'autre, vous pourrez nous suivre dans notre périple, autour du monde...
(Sur l'Album photo, voir "Les Cairns des amis")
Publié à 10:31, le 3 janvier 2011, dans inclassable en vrac, Grenoble Mots clefs : Cairn
¤ On parle / a parle de nous!!!!
Quelques articles publiés dans Le Dauphiné Libéré,
Avant, Pendant et Aprés notre voyage

Publié à 15:23, le 4 février 2010, dans Avant le depart, France Mots clefs :
¤ Bolivie 4 : La fin du tour
Un article qui parle de nous, sur le blog de David : http://www.davidcrouy.com/2010/01/18/maragua-2010-en-grandes-pompes/
Après une journée de repos, nous nous dirigeons vers Copacabana (Non, non, pas les Brésiliennes sur la plage, Copacabana en Bolivie), qui borde le lac Titicaca. Mythique, renommé, nous ne pouvions pas partir de Bolivie sans y être allé.
Beaucoup de voyageurs nous ont venté cet endroit. Nous arrivons par beau temps. Le paysage est sympa et l'immensité de se lac est à la hauteur de sa réputation. Le lendemain nous rejoignons « l'île du Soleil », origine des Incas. Nous partons à pied, traversant ainsi quelques villages reculés. Un local nous propose de faire la navette en bateau pour rejoindre l'île. Sur le sud de l'île, le tourisme est bien développé. Beaux hôtels avec vue imprenable. Le soleil chauffe. Nous rejoignons la partie nord par le chemin des crêtes qui nous permet de savourer le paysage. Nous posons la tente à un peu plus de 4000m.
Une île à 4000m d'altitude! Pas banal non ? Le lendemain, juste avant de partir, l'orage nous force à rester sous la tente quelques heures. Vers 10h, une accalmie nous permet de tout plier, mais nous n'auront pas eu d'avantage de répit : Nous marchons sous la pluie battante pour essayer de découvrir les dernières ruines Incas. Le tourisme au Nord de l'ile est moins structuré, mais très présent avec un côté plus hippies, un peu plus débauche.
Nous garderons un regard mitigé sur cette île et le lac. Le tourisme revêt sa mauvaise influence, et les paysages certes jolis, ne sont pas uniques.
Il nous reste 5 jours... 5jours avant la fin de notre Tour du Monde...
Nous ne voulons pas rentrer directement sur la Paz. Nous allons à Sorata, pour essayer de faire du VTT de descente. Le temps est gris. La saison des pluies s'installe. Rien à faire dans cette ville par mauvais temps. Le matin de partir en VTT, le guide annule suite à des problèmes personnels. Le soleil était pourtant de la partie. Nous sommes déçus tout comme le couple de Kiwis qui devaient également faire partie du trip. Nous discutons un peu et décidons de rentrer sur la Paz : A quatre, nous pourrons peut être négocier auprès d'une compagnie de faire un trip « sur mesure », et pas seulement cette ballade touristique sur la route de la mort... Et ce n'est pas sans peine ! 5h pour tout organiser mais sans aucun regrets : Le lendemain, 3 singles track au programme, sous le soleil !
On oublie la vitesse. Ici ce sont des singles track trialisant ; Il faut savoir ou poser sa roue à chaque instant, des heures durant. Des singles tracks sur une crête, des singles track sur une corniche dont le sol s'érode à chaque passage de roue, ou des singles track dans des étroitures telles que des minis canyons. Nous découvrons ainsi les alentours de la Paz : colonnettes de sable, demoiselles coiffées avec de splendides couleurs.
C'est certain que nous n'avions encore jamais fait de single comme ceux là. A 2 jours de la fin, nous sommes encore époustouflés, captivés, et surpris. Nous pensions avoir fini en beauté mais ce n'est pas encore la fin ! : Notre dernier jour fut aussi mémorable.
Un peu poussé, Wil a enfin accepté de faire de la moto cross ! Nous partons avec Rob et Sarah (nos Kiwis) pour 5h de « off road ». Du pur bonheur. La Paz est vraiment une ville qui a accès à beaucoup d'activités outdoor et on aime vraiment cela !
Bref, la Bolivie est un pays riche au niveau diversité et nous n'en avons vu qu'à peine 1/3 !
Nous avons trouvé quelques similitudes entre la Bolivie et le Laos, et il est certain que nous espérons revenir ici !
Les dernières heures s'écoulent... Nous prenons un dernier micro, de nuit, pour rejoindre l'aéroport. Des heures d'attentes (dont 5h de retard...), un long voyage (environ 40h)... qui marque la fin d'un rêve (accueillis avec champagne et fleurs par nos parents !).
Nous avons encore un peu de mal à réaliser qu'une page se tourne et que d'autres aventures vont s'ouvrir à nous (notamment professionnelles).
11 mois pour réaliser notre rêve et s'imprégner d'un peu de chaque continent.
Cela peu paraître long mais le temps défile si vite.
Avant de partir certains nous ont dit « vous avez de la chance... ». Non, ce n'est pas de la chance, seulement un choix de vie.
Alors à vous de jouer, vivez vos rêves ! En espérant avoir pu vous faire partager le notre via ce blog.
Les dernieres photos: http://picasaweb.google.com/claroune/PicassaBolivie#
Publié à 23:47, le 23 janvier 2010, dans Bolivie , Lac Titicaca Mots clefs : moto cross, titicaca, vtt descente, single track
La fin....
Nous avons passé la barre des 6000 visites sur le compteur du blog!
Merci a ceux qui nous ont suivi, qui ont joué aux enchères et qui nous ont écrit des commentaires, toujours sympa a lire:
Merci a Marie-Clo, Stephane, Leberny, David, Les Murveillois, Mado, Clem et Mag, Marie, Elamasseuse, Jean, François h, La Dubois family, Michel, Mado, Claire et Lolo, Regis, Davy et Lydia, Lucien, Remi, Charlotte, Bertrand, Yannos, Olivier, Seb, Annie et Laurent, Sab et Sandra, Paul, Manu, Isa, Cedric, Monick et Jacques, Monique, Roz, Cécile, Laurent, Stephane, Annabel et Pierre, Vincent, la famille Verdet, Michelle et Henri, Yann et Sylvie, Marie et Cyrille, Lucas et Gabriel, Jerome, Carine, Simone, Stephane V., p'tit Seb, Amandine, Nicole, Jean-François, Fred GR69, Claire, Christelle, Manu, Steph Eric et Thomas, Emmanuelle, Richard, Pascaloup, Jean Charles, Sylvain et Sylvie, Jean Claude, Willy (on pense n'avoir oublié personne), et tous ceux qui n'ont pas signé les commentaires....
ainsi qu'a tous ceux qui nous ont envoyé des mails sympas et ceux qui ont pensé à vous.
Nous nous sommes pris au jeu pour le blog, ce fut pour vous, mais on a pris un malin plaisir a essayer de vous faire partager toutes les belles choses que nous avons vécues.
Publié à 19:33, le 23 janvier 2010, dans inclassable en vrac, France Mots clefs :
¤ Bolivie 3: Le 6 088m de Wil Huyana Potosi
Pendant 11 mois, nous en avons eu des projets... Des envies d'expé, le besoin de se dépenser, la curiosité de voir où nous en sommes physiquement, mentalement. Des idées de traversées en 4x4, à 2 roues ou tout simplement à pied.
A la Réunion, nous avions évoqué avec Pierre la possibilité de gravir un 7000m en Amérique du Sud. A cette époque, je ne m'étais pas enflammé sachant qu'après 10 mois de voyage, notre condition physique aurait pu être mise à mal.
Au Népal, les sommets visibles depuis l'Annapurna base camp jouent avec les 8000m. Ceux qui sont sacrés resteront inaccessibles à jamais. A la vue de ces cimes effilées d'un blanc immaculé, j'ai senti comme un appel, lointain certes, mais dont on ne peut détourner le regard. Je me rappelle avoir été marqué, séduit, attiré....
En passant la frontière bolivienne, j'étais loin de me douter que j'allais gravir un 6000m. Il aura juste fallu rencontrer un Suisse à Uyuni, ayant tenté l'expérience, pour attiser ma curiosité, et pousser mon organisme à ces altitudes.
Arrivés à La Paz, difficile de ne pas trouver un guide pour gravir Huyana Potosi. Petit Air de Thamel (Kathmandu) avec toutes ces agences de Trekking et d'Alpinisme. Je suis encore incertain à franchir le pas car la saison des pluies me rend méfiant. Temps changeant, orages, pluies, neige même si ce n'est pas à moi de faire la trace... C'est Claire qui aura fini par me convaincre. Enchaînons la Descente de la Mort à VTT puis ce 6088m. Ok tentons l'Aventure. 3 Jours pour s'acclimater et gravir tout juste 1400m.
A l'aube du 1er matin, je suis en vrac. J'ai trop donné au VTT la veille à vouloir relancer dans chaque virage. J'ai des frissons qui me parcourent l'échine. Je pars l'esprit maussade, fatigué, diminué.
Arrivés au refuge à 4700m, le temps de s'installer, d'avaler un rapide repas et nous voilà partis pour le glacier afin de manipuler crampons et piolets.
Le cœur n'y est pas. Je n'ai qu'une envie, me poser, dormir et oublier ce mal de tête qui s'installe derrière mon crâne. Au refuge, les regards se croisent, s'interrogent. Ce sont les mêmes questions qui fusent. Qui a des migraines, de diarrhées, des envies de vomir ? Tous ces symptômes précurseurs au Mal Aigu des Montagnes. Moi, je n'ai pas faim. Ca m'inquiète. Je me force mais je ne trouve rien de bon. Mes pâtes chinoises me manquent.
Je me couche dans mon duvet ultra light espérant une nuit chaude et reposante. A côté de moi, Claire ne va pas bien. Je suis guère mieux. Une nuit interminable se présente à moi. Mainte fois, je me réveille avec la sensation d'une aiguille qui me traverse le cerveau. Je n'ai pas résisté à prendre du diamox (médicament qui aide à s'acclimater en montagne). Je ne sais comment m'installer. J'ai envie de m'arracher les cheveux puis la tête. Je m'interroge sur ma motivation, sur la nécessité de tout ça. Quel est l'intérêt de cette souffrance. Claire est réveillée. Je lui chuchote que nous redescendrons demain matin si rien ne s'arrange. Au petit matin, j'avale un 2ème diamox. Je vais mieux. J'envisage à nouveau le sommet. C'est comme un revirement de situation. Je meurs de faim. Il me faut prendre une décision. Rester ici avec Claire et oublier l'ascension. Ou monter au 2ème refuge à 5130m. Claire m'interdit de renoncer. Je boucle mon sac en ayant jugé l'importance de chaque élément tant en poids qu'en utilité. Avec Silvero, mon guide, la montée est progressive sur un chemin sans difficulté. L'idée est toujours de s'acclimater. Départ 9h00. Arrivée au refuge dès 11h30. Le temps et les températures sont cléments. Nous croisons un couple de français qui ce matin n'aura pas atteint le sommet. Je sens la patate qui revient et mon mal de tête se fait lointain. Je pense à Claire qui est restée en bas. L'après-midi se passe à discuter avec Amélie et Jorgen que nous avions rencontrés en Indonésie, sur notre traversée Flores-Sumatra-Lombok. Hasard des rencontres et des retrouvailles après plusieurs mois et des milliers de kilomètres parcourus. Cela semble improbable. Nous aimons ce genre de coïncidences !!!
Nous parlons sans relâche de nos tours du monde respectifs. Richesses des rencontres humaines et des Aventures sportives.
18h : extinction des feux car il est prévu de se lever à minuit pour un départ à 1h du mat. Le sac est prêt, le matos aussi. J'ai un moral d'acier. Je n'appréhende pas la nuit qui vient, sûr de mes épaisseurs pour ne pas avoir froid. Je suis calme, un poil confiant mais pas trop. Nous verrons demain. Le réveil sonne. Je suis bien mais je veille à ne pas trop m'agiter. Inutile de s'enflammer. A peine les yeux grands ouverts que je suis déjà énervé. Les deux hollandaises qui nous accompagnent n'arrêtent pas de parler, de gueuler dirai-je même. Je n'ai qu'une envie, qu'elles la ferment. Tâchons de rester zen. J'enfile 3 paires de chaussettes, 2 sous vêtements techniques. Je glisse mes pieds dans mes Koflachs et me jette dans mon harnais avant d'avaler un rapide déjeuner. Mon esprit est déjà ailleurs tandis que d'autres sont victimes de diarrhée. Leur ascension est compromise.
Jorgen souhaite faire cordée avec moi. Mon guide n'est pas pour. Je n'ai pas l'esprit à faire de choix. Oui-non, pourquoi pas ?? Quel est la décision judicieuse ? Nous verrons bien... Dehors je ne sens pas le froid. Au début de la pente, à 5 minutes du refuge, Silvero se prépare. J'appelle Jorgen. Je suis le dernier de cordée. Petit échange avec Jorgen. Tout va bien, le moral est bon. Il est prêt à gravir le sommet, remonté à bloc mais préoccupé certes car Amélie doit rester au refuge. Nous en avons pour 5h. C'est parti droit dans le pentu. Les crampons mordent la glace et la neige sur ces 1ères marches. Il n'y a aucune difficulté technique. La lueur de mon frontale éclaire les pas de mon compagnon de cordée. Ascension lente et assurée. Je lève les yeux au ciel. Des points blancs apparaissent. Je ne saurais dire si ce sont des étoiles ou moi qui suis étourdi. Quelques instants d'après, je renouvelle mon inspection du ciel. Toujours ces points brillants. Il n'y a pas de doute. Le ciel est dégagé. Génial d'autant plus qu'il a neigé quelques heures auparavant. Silvero connaît le chemin sur le bout des doigts et le rythme qu'il nous impose est parfait. Je sens pourtant un mal de tête qui s'empare de mon crâne. Merde !! Pendant 1h30, je le sens qui s'installe. Je gère. Les pensées qui me viennent sont celles du Raideur qui a déjà pris bien plus cher. Alors tu continues à mettre un pied devant l'autre, tu assures et on avisera à la pause. Lorsque Silvero nous offre une pause, j'ôte mon casque, me masse le crâne et ma migraine s'évanouit. Un intense sentiment de joie m'envahit. Je me sens soulagé, prêt à repartir. Nous enchaînons pentes brutes et douces. Jorgen m'assaille de ses pets infâmes, audibles mais non olfactifs. C'est l'effort !! Son pas se fait plus lent. Je voudrais gravir plus vite mais cela n'a guère d'intérêt. Je me raproche de lui corde en main. Je suis dans mes pensées. Un coup de crampons dans mon genou me ramène à la réalité. Tiens tes distances. J'ai l'impression de sentir la fatigue de Jorgen. Ces pas semblent plus lourds, plus lents, plus hésitants. L'inquiétude s'empare de moi. Et si Silvero avait raison. Si je ne pouvais atteindre le sommet à cause de mon équipier. Je chasse aussi vite ces idées noires, voir prétentieuse. Je ne suis pas à l'abri d'un coup de moins bien.
Silvero inscrit dans la neige 5700m. Restent un peu moins de 400m. Devant nous au loin, j'aperçois 2 frontales. Celle de la première cordée. J'aimerais être devant à faire ces 1er pas. La raison me revient. Pourquoi de telles idées ? Ridicule !! J'essaye de rester concentré. Je gère ma respiration avec facilité. Cela me donne un sourire sur le coin des lèvres. J'aime cette montée même si un vent froid se lève. Il mord la chaire et s'infiltre dans mon cou. Je tourne la tête pour ne pas lui faire face. Tout autour de moi, j'entre aperçois des formes sombres. Nous sommes sur le glacier. Il n'y a pas de doutes, ce sont des crevasses. J'avance serein, le piolet bien en main et les crampons bien assurés. Je sens le froid qui mordille mes pieds et qui s'empare de l'extrémité de mes doigts. Je bouge toutes mes extrémités. Le pli de mes chaussettes qui se forment sous mon pied droit me contrarie tandis que j'ai le sang qui revient dans mes pouces. La pente se veut plus raide. Je plante mon piolet plusieurs fois fermement. Une fois la difficulté passée, je me rends compte que j'ai du mal à reprendre mon souffle. J'ai l'avant-bras dur comme du bois. Mon orgueil est mis à mal. 3 petits mouvements et je suis fatigué. Nous verrons bien à la prochaine difficulté.
5900m, l'ascension finale.
Silvero est satisfait du rythme que nous suivons. Juste le temps de manger une barre et d'avaler une gorgée d'eau. Nous repartons sur une pente soutenue enneigée. Rien ne devrait nous empêcher d'atteindre le sommet pour le lever du jour.
La partie finale est particulièrement fabuleuse. On nous avait évoqué une pente simple sans difficultés. Nous sommes en réalité sur une crête avec un joli précipice de chaque côté. Je les distingue avec cette faible lueur du jour qui se lève. Je regarde autour de moi. Je regarde ce nuage qui tend à nous encercler et qui pourrait bien nous gâcher la vue. Je savoure ces pas sur cette crête qui me captive. J'aime cette sensation. La première cordée est déjà au sommet. Je ne suis pas pressé, juste content de cet effort que nous réalisons. Nous prenons le temps d'admirer le paysage même s'il est légèrement voilé. Nous croisons la 1ère cordée qui déjà prend le chemin du retour. Félicitations et encouragements s'échangent. Silvero a le sourire. Il nous mène droit au sommet. Nous sommes à 6088m. Sensation de hauteur, de grandeur, d'immensités, de silence et de plaisir. Nous nous regardons tous les 3, les yeux brillants. C'est un instant que je savoure. Devant moi, il y a une crête qui se perd dans la grisaille. Ligne quasi parfaite qui conduit au monde du Silence. Je la prends comme une invitation à poursuivre cette vie pleine de découvertes. Avant de songer à redescendre, mes pensées vont vers Claire. Il faudra que je l'emmène tout là-haut.
Les dernieres photos: http://picasaweb.google.com/claroune/PicassaBolivie#
Publié à 17:30, le 23 janvier 2010, dans Bolivie , La Paz Mots clefs : 6 088m, huayana potosi, alpinisme
¤ Bolivie 2: Une Bolivie diverse est variee
A peine arrivés en Bolivie, nous nous apercevons que le niveau de vie n´est pas le même. La Bolivie est nettement plus pauvre. Juste à la sortie d´Uyuni, la vision des sacs plastiques qui s´étendent sur des kilométres nous écoeurent toujours autant...
Nous mettons le Cap sur Potosi, pour visiter les mines d´argent. Les conditions de travail sont dures. Elles peuvent nous faire penser à celles de nos grands-pères. Nous passons prés de 2 heures dans la mine, achetant prélablement des cadeaux pour les travailleurs dans les buibuis au coin de la rue: alcool potable (alchool a 95....), batons de dynamite (autant vous dire qu´il est préférable de s´entendre avec son voisin...). Cela nous a permis de discuter avec les mineurs, d´entendre et de sentir plusieurs détonnations de dynamite. Un boom, un souffle, un tremblement de toute la montagne... une sensation qui n´est pas forcement des plus rassurantes.
Les Boliviennes sont haut en couleur avec leur jupes plissées et leur chapeau rond porté haut sur la tête. Mais plus on se rapproche des grandes villes plus ces jupes à volants se mélent aux talons aiguilles. Les baluchons aux couleurs éclatantes se mélangent aux attachés caises. Comme s´il y avait une vie à deux vitesses.
Nous rejoignons ensuite Sucre. De lá nous avons prévu de partir en trek. La veille, nous dinons avec David, un Franco-Québecois (presque plus Québecois que Français si on s´en tient á son accent...) rencontré á Potosi. Nous avons 3 places dans la tente, et nous lui proposons donc de passer un 31 un peu spécial! (les autres back-packers sont d´avantages pré-occupés à faire le tour des restos-bars pour choisir leur lieu de fête). Ne sachant pourtant pas où et avec qui il allait s´aventurer, il ne lui a pas fallu longtemps pour accepter notre proposition.
Le 31, nous prenons la route tous les 3 à bord d´une bétaillére pour rejoindre notre lieu de départ. La bétaillére est le transport local pour rejoindre les villages reculés (sans animaux, on vous rassure). Une heure de piste avec le regard des locaux porté sur nous, qui se demandent ce que l´on fait lá.
Nous débutons notre trek sur une portion de la route des Incas. Puis nous nous dirigeons vers le cratére de Maragua, qualifié comme le paysage le plus surprenant de Bolivie par le Lonely Planet. Et nous n´avons pas été décus! Le cratére éclate de couleurs et sa géologie artisitique est stupéfiante.
A quelques minutes de poser la tente, un villageois nous interpéle. Il nous emméne visiter des "cabanes", qui sont en faite des batissent construites par la communauté pour accueillir des touristes (premiére initiative faite par et pour la communnauté que l´on découvre en 11 mois!!!!) Nous le suivons un peu sceptiques (attachés à notre tente) puis vite charmés par les lieux.
Le réveillon de la Saint Sylvestre se passera autour d´un repas typique Queschua: Soupe puis Riz/Frites (4 par personnes) et un oeuf au plat. Loin de tous vos excés. Heureusement que nous avions prévu le déssert (une bonne mangue tirée du sac et du mauvais chocolat). David avait pensé au vin pour se souhaiter la bonne année de maniére un peu plus festive.
Nous avons donc trinqué la bonne année au coin du feu, et á l´heure européenne (soit 19h pour nous), car il me semble bien qu´à l´heure Bolivienne, la couette avait déjá pris le dessus...
Nous continuons notre rando pendant 2 jours, traversant des villages isolés. Une bonne facon de commencer l´année 2010, au milieu de dame nature, croisant quelques villageois qui heureusement comprennent l´Espagnol pour nous indiquer notre route (le Queschua est le dialecte local). On aura quand même réussit à tirer un azimut droit dans le pentu et dans les broussaille sous les rires des enfants bergers: Les "Gringos" dans la pampa!
Nous quittons Sucre pour Cochabamba, ayant pour but de visiter un parc naturel. Devant les prix pratiqués par les agences et un mauvais feeling avec la ville nous ont décidé à poursuivre notre chemin jusqu´a La Paz (capitale), arrivant ainsi plus tôt que prèvu.
Nous avions un peu d´appréhension, mais arrivés en ville, nous avons été impressionnés et rassurés: Impressionnés par la comfiguration de cette ville qui grignotte la montagne en forme d´amphithéâtre à plus de 3800m. Et rassurés car nous avons pris plaisir à déambuler dans les rues et il y a une multitude d´activités à faire aux alentours. Il nous reste moins de 10 jours de voyage, autant vous dire que nous allons en profiter jusqu´au bout et finir en beauté!
Au programme descente de la route de la mort en VTT, puis un 6000m, puis Lac Titicaca!!! bref encore du bonheur en perspective! heu enfin presque.... pas pour tout le monde:
La descente de la mort s´éffectue sur la route qui fut la plus dangereuse au monde: 65 kms, avec plus de 3000m de déniv´ bordés par un précipice. Depuis 3 ans, le traffic routier est dévié sur un nouvel itinéraire. Le VTT devient roi sur ce chemin sinueux plongeant vers la forêt tropicale. Des sensations reviennent, le top!
Le lendemain, nous partons pour 3 jours: Le but étant de gravir Huyana Potosi à 6088m. Le premier aprés midi fut dédié á la pratique sur glacier. Nous rejoignons ensuite le refuge pour passer la nuit à 4700m. Et quelle nuit! Les effets de l´altitude se font ressentir: Pour moi (Claire) la totale: migraine, vomissements, perte d'apétit, et diarhée, symptômes typiques du mal des montagnes m´empecheront de monter plus haut. Plus on prend de l´altitude, plus les effets peuvent être nocifs (jusqu´au plus grave: l´oedéme). La décision est dure mais il faudra attendre ici, couchée... Wil partira le lendemain pour rejoindre le second refuge á 5100m, puis le sommet á 6088m au petit matin (un article spécial devrait suivre sous peu....). Le corps parfois prend le dessus, ce n´est pas facile à accepter... ce sera peut être pour une prochaine fois. Dommage l´occasion était bonne. En tous les cas nous savons dorénavent ce que l´altitude peut faire subir à nos organismes. Nous rentrons tous les 2 fatigués.
Notre derniére destination sera le Lac Titicaca.... nous partons demain.
Et enfin quelques photos: http://picasaweb.google.es/claroune/PicassaBolivie#
Publié à 09:11, le 11 janvier 2010, dans Bolivie , Bolivie Mots clefs : huyana potosi, potosi, descente de la mort, cratere maragua, sucre, la paz, bolivie
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